Deborah Doerflinger, 11 ans d'immobilier, conseillère iad à Champigny
Par Deborah Doerflinger · Champigny-sur-Marne · 5 min de lecture · 26 octobre 2026

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L'essentiel en 30 secondes
Bachelor immobilier en alternance, six ans chez Nexity, un an chez Laforêt : Deborah Doerflinger n'a quasiment fait que de l'immobilier. À 27 ans, après sept ans de salariat, elle rejoint iad pour travailler avec plus de liberté. Elle accompagne aujourd'hui vendeurs et acheteurs à Champigny-sur-Marne, au Plessis-Trévise et à Noisy-le-Grand.
« Ce métier est souvent jugé, rarement compris. » C’est sur ces mots que s’ouvre l’épisode de « Bien conseillé » consacré à Deborah Doerflinger, conseillère immobilier iad à Champigny-sur-Marne. Onze ans de métier, sept ans en agence traditionnelle, puis le choix de l’indépendance : elle raconte son parcours et sa façon de travailler. En voici l’essentiel, dans ses mots.
Un « pur bébé de l’immobilier »
Deborah n’a quasiment fait que de l’immobilier. Elle commence par un bachelor immobilier en alternance chez Nexity, puis y reste six ans, uniquement sur la transaction dans l’ancien. « Je vendais surtout dans les copropriétés qu’on gérait, parce qu’on avait un gros portefeuille de syndic de copropriété. » La prospection d’alors, c’est beaucoup de phoning et de contact avec les gardiens. Suit un an chez Laforêt.
Ces années l’ont préparée à l’aventure iad : « Je me suis retrouvée une petite période seule en agence, donc pour le coup, j’étais complètement autonome. » Le diplôme lui a donné des bases juridiques solides, mais « c’est sur le terrain qu’on apprend le mieux ».
Le choix de la liberté, à 27 ans
Pourquoi quitter le salariat ? « C’est vraiment pour avoir plus de liberté. C’est vraiment ce qui m’a poussée à aller chez iad. » Après sept ans d’horaires imposés, de cadre imposé et de façon de travailler imposée, elle a envie d’autre chose : « J’avais envie de travailler comme je le ressentais. »
Trop jeune pour entreprendre ? On ne le lui a pas dit : « J’avais déjà sept ans d’expérience en agence traditionnelle. Et puis j’avais quand même déjà 27 ans. »
Ce qu’est vraiment le métier
« Notre métier, c’est de mettre en relation un acquéreur et un vendeur. » Derrière cette phrase simple, un quotidien dense : la prospection, « ce qui représente la plus grosse partie de notre temps », le dossier de vente avec les diagnostics et le photographe, la stratégie avec les propriétaires, la négociation, puis le suivi notaire et l’étude du financement des acquéreurs.
D’où son agacement face au cliché le plus répandu : « Celui où on dit qu’on ouvre des portes, qu’on est payés à ouvrir des portes. Pour ceux qui connaissent réellement le métier de conseiller immobilier, c’est loin d’être le cas. » Les visites, « ça représente une infime partie de ce qu’on fait au quotidien ».
Sa manière d’exercer ? « Vendre des maisons pour vendre des maisons, c’est ok, c’est pas mal, mais c’est pas ce qui m’intéresse. Le but, c’est vraiment d’aller creuser dans le projet de vie de chacun. » Elle se décrit comme « une conseillère patiente, douce et bienveillante ».
Aux vendeurs : un prix juste et une mise en vente qualitative
Les erreurs des vendeurs, Deborah les voit régulièrement. La première : « Se positionner sur un prix hors marché. » Parfois parce qu’ils ont été mal conseillés. La seconde : confier son bien à quatre agences ou plus. « En réalité, on publie à peu près tous sur les mêmes sites immobiliers, et aujourd’hui, 95 % de nos contacts acquéreurs proviennent d’Internet. »
Sa réponse : « Partir sur une mise en vente beaucoup plus qualitative que de diffuser un peu partout en espérant avoir plus de clients. » Une belle annonce, de belles photos, des alertes boost sur les portails. Par rapport à ses années en agence, elle cite deux différences avec le modèle iad : une visibilité Internet plus forte et des frais d’agence moins élevés.
Aux acheteurs : le financement d’abord, le quartier ensuite
Son premier conseil est clair : « La priorité, c’est d’aller faire établir son plan de financement auprès d’un courtier ou de sa banque, pour savoir exactement ce à quoi on peut prétendre. C’est vraiment la priorité, avant même de lancer des visites. »
Ensuite, bien définir son projet et aller faire des tours dans le quartier visé : « À l’intérieur, le bien, on peut le changer, faire des travaux, etc. L’environnement ne changera pas. » Sans oublier les frais annexes et une marge pour les travaux.
La vente qui l’a marquée : « C’est ma maison »
Sa première vente, encore en alternance, reste la plus forte. Les parents d’un ami vendaient leur maison depuis presque deux ans, dans plusieurs agences. Un appel, une visite, et une alarme qui se déclenche à l’ouverture de la porte. Le temps que ça se règle, Deborah fait visiter le jardin. « La cliente arrive dans le jardin, elle me regarde, elle me dit : “C’est ma maison.” On n’avait même pas été à l’intérieur de la maison. » Deux heures plus tard, le mari est sur place, l’offre d’achat est signée et le champagne sabré avec les propriétaires le soir même. « C’était la vente la plus rapide, le plus gros coup de cœur que j’ai jamais vécu. »
Rester chez iad, et transmettre un jour
« Je suis amoureuse de mon métier depuis onze ans, la passion ne faiblit pas. » Un métier qui demande du temps et de l’énergie, mais qui crée des liens durables : « Il y a des clients à qui j’ai vendu un bien il y a dix ans, avec qui je suis en contact aujourd’hui. »
Pour la suite, Deborah ne cherche pas ailleurs : « Continuer chez iad jusqu’à la fin de ma carrière. Tous les feux sont au vert. Je veux juste que ça se poursuive. » Développer une équipe fait partie des projets, avec un profil précis en tête : un professionnel déjà expérimenté, qui exerce le métier et veut monter en performance, car elle n’est pas prête à sacrifier son temps de terrain pour former un débutant.
Et un message à ceux qui ont un projet : « Si vous avez des projets d’achat ou de vente sur les communes de Champigny, Le Plessis, Noisy, je me tiens à votre entière disposition. »
Ce qu'il faut retenir
- ✓Onze ans de métier, dont sept en agence traditionnelle (Nexity, Laforêt) avant de se lancer à son compte chez iad.
- ✓Ce qui l'a décidée : la liberté de travailler comme elle le ressent, après des années d'horaires et de cadre imposés.
- ✓Sa définition du métier : mettre en relation un acquéreur et un vendeur, avec beaucoup de prospection et très peu de « portes à ouvrir ».
- ✓Aux vendeurs : un prix de marché et une mise en vente qualitative, plutôt que quatre agences. 95 % des contacts acquéreurs viennent d'Internet.
- ✓Aux acheteurs : le financement d'abord, puis le quartier autant que le bien.
- ✓Secteur : Champigny-sur-Marne, Le Plessis-Trévise, Noisy-le-Grand. Ambition : rester chez iad jusqu'à la fin de sa carrière.
Questions fréquentes
Faut-il un diplôme pour devenir conseiller immobilier ?
Deborah a fait un bachelor immobilier qui lui a donné des bases juridiques solides. Mais pour elle, c'est sur le terrain qu'on apprend le mieux, en vivant le métier au quotidien et en traitant tous les cas de figure.
Pourquoi ne pas confier son bien à plusieurs agences ?
Parce que toutes les agences publient sur les mêmes sites et que 95 % des contacts acquéreurs viennent d'Internet. Deborah recommande plutôt une mise en vente qualitative : belle annonce, belles photos et bonne visibilité sur les portails.
Par quoi commencer quand on veut acheter ?
Par son plan de financement, auprès d'un courtier ou de sa banque, avant toute visite. Ensuite, définir précisément son projet, aller voir le quartier ciblé et prévoir une marge pour les frais annexes et les travaux.